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lundi 13 février 2017

Exposition de la photographe Paola Leonardi à la BSS

L’Ecole de Santé Publique vient d’organiser un colloque (dans le cadre du G3) intitulé Trajectoire migratoires et santé autour de la naissance. Parmi les regards croisés sur cette thématique, il y a eu celui d’une photographe italienne. En écho au colloque, son travail est actuellement présenté dans la petite salle d’expo de la bibliothèque des sciences de la santé. 

Présentation par Vanessa Grotti, directrice de EU Border Care* : 

Paola Leonardi (née en Italie, 1980) est basée à Londres et enseigne la photographie à l’Université Suffolk et à l’Université Métropolitaine de Londres. Depuis l’obtention de son Master en Image et Communication à l’Université Goldsmiths en 2006, Paola a travaillé pour des projets commerciaux et a également développé des projets personnels. Son travail a été financé par le Arts Council England, et elle a exposé au Royaume-Uni, en Italie, en Arménie et aux Etats-Unis (pour découvrir son travail, visitez : http://www.leonardiphoto.com). 

Depuis 2012, elle photographie avec un appareil analogique les personnes et les lieux tout au long des frontières de l’Union Européenne, racontant la vie aux confins de l’Europe. Son projet juxtapose les concepts d’Europe géographique et politique. L’histoire européenne et transnationale de sa famille – sa « grand-mère yougoslave » comme ils l’appelaient, est née réfugiée en Suisse après que sa famille ait quitté leur Istrie d’origine pendant la Seconde Guerre Mondiale et avant qu’ils ne s’installent en Italie – a fait naître chez la photographe un intérêt pour les identités transnationales et transculturelles, et pour l’identité européenne en lien avec les concepts de chez-soi, appartenance, mémoire et territoire. Paola voyage avant tout à pieds, parfois en transport public, ou encore à vélo ou en auto-stop. Voyager lentement lui permet de rencontrer les personnes et de mieux appréhender les lieux et modes de vie. 

Ses voyages aux frontières incluent la ligne de division Finlande-Russie, la zone tampon à Chypre et la frontière serbo-croate. Son travail pour EU Border Care, exposé ici, l’a emmené vers des frontières différentes dans deux pays du Sud européen : la Grèce et l’Italie.  En Grèce, elle a photographié dans un village à la montagne à environ 50km de la frontière avec l’Albanie, dans un ancien dortoir accueillant aujourd’hui des réfugiés et géré par l’armée grecque ; sur l’île de Leros dans la mer Egée (une des îles sur lesquelles arrivent les réfugiés depuis la Turquie ); et dans le camp improvisé dans le port de Piraeus dans la capitale Athènes, démantelé peu de temps après la visite de Paola. En Italie, elle a photographié les installations servant au premier accueil et aux soins sanitaires sur l’île de Lampedusa, mais aussi les différents lieux et espaces de l’île – églises, plages, rues – fréquentés par les nouveaux arrivants.  

La série de photographies exposée à la bibliothèque aborde les aspects quotidiens de la vie dans les lieux de passage des migrants, montrant les endroits que les migrants habitent temporairement, ainsi que les espaces où ils reçoivent des soins médicaux, et les personnes et paysages qu’ils rencontrent. Reposant sur une esthétique sobre et subtile, ces images prennent à contre-pied l’imagerie photo-journalistique habituelle. Elles tentent d’adopter le point de vue de ceux qui, au travers de leurs trajectoires migratoires, ont atteint les périphéries de l’Europe.
Regard à découvrir jusqu’au 30 juin 2017.

* EU Border Care est une étude anthropologique des services de maternité et de l’expérience de la maternité « sans papiers » dans les périphéries européennes, financé par un ERC Starting Grant (2015-2020). S’appuyant sur des travaux qualitatifs de terrain au long cours, EU Border Care conduit une analyse empirique des relations personnelles et institutionnelles de soins dans le contexte de la grossesse et de la naissance afin d’élaborer une critique innovante de l’économie morale qui sous-tend l’apport de soins et la gestion des migrations dans certains des espaces frontaliers les plus densément franchis en France, en Grèce, en Italie et en Espagne. EU Border Care a développé des collaborations interdisciplinaires et créatives à travers le champ des sciences sociales et des arts afin de produire des narrations alternatives et éthiques des espoirs et aspirations personnelles au cours de la migration afin d’atteindre un public plus large. 

Pour plus d’informations, visitez : http://eubordercare.eu 

https://perinatmigrant.sciencesconf.org/

jeudi 9 février 2017

Des doutes sur le plagiat ? Consultez nos informations sur le sujet !

https://pixabay.com/fr/cr%C3%A9ative-faire-preuve-de-cr%C3%A9ativit%C3%A9-725811/
Pour citer correctement ses sources en évitant le plagiat, rendez-vous sur la page plagiat dans la boîte à outils du Web des bibliothèques : vous pourrez y faire le didacticiel Dites non au plagiat et télécharger le document « Recommandations pour la présentation des références bibliographiques ». Ce document, qui présente la méthode auteur-année utilisée couramment en sciences, est là pour vous aider! 

Rappelez-vous que les références sont essentielles, car  elles valident et  crédibilisent votre travail, tout en permettant au lecteur de vérifier et éventuellement utiliser vos sources. Tout travail scientifique doit donc comporter une bibliographie reprenant l'ensemble des publications que vous citez : articles dans des revues scientifiques, ouvrages, chapitres d'ouvrages, rapports techniques, mémoires, articles de presse, sites Web, revue électronique, etc...

En ce qui concerne le plagiat, ses conséquences vont de l’annulation du travail, avec d’office un report en 2ème session, à l’exclusion de l’université, et l’ignorance ne peut être invoquée comme stratégie de défense. Les moyens d’éviter le plagiat sont très simples à mettre en œuvre : Il suffit de citer ses sources ! …Et la boucle est bouclée.

N’oubliez pas que vos bibliothécaires peuvent vous aider dans vos recherches documentaires, et vous donner de judicieux conseils…efficacité et gain de temps garantis !

lundi 6 février 2017

Open Access : la Beall’s list n’est plus… vive les white lists !

https://www.flickr.com/photos/slavapetrov/7821382596
Le 21 octobre 2013, nous publiions un billet proposant quelques pistes pour Eviter les pseudo-revues scientifiques d’éditeurs prédateurs ; parmi elles, nous vous invitions à vérifier si l’éditeur auquel vous souhaitez soumettre votre article n’était pas repris dans la blacklist de J. Beall, qui dénonçait les « éditeurs scientifiques Open Access prédateurs ».

Même si cette liste était controversée, sa disparition (voir p.e. : ici en français ; ou en anglais), en janvier 2017, laisse quelques partisans perplexes (voir p.e. les commentaires ici ou )…

Un petit groupe de chercheurs et de professionnels de l’information a décidé de poursuivre l’effort d’information sur les éditeurs prédateurs et a ouvert le site Stop Predatory Journals. Le groupe préfère rester anonyme, pour éviter le harcèlement subi par J.  Beall…
Notez que les éditeurs prédateurs ne manquent pas d’imagination et certains s’en prennent à des revues reconnues, en piratant leur site web ou leur nom, se faisant ainsi passer pour une revue de qualité !


Une autre approche que le système de blacklist semble désormais s’installer : la white list, qui répertorie les journaux et les éditeurs signant un code de conduite garant d’une véritable éthique de l’édition scientifique en Open Access :
Voir aussi les recommandations émises par le Committee on publication ethics (http://publicationethics.org/) ou, dans le domaine médical, International committee of medical journal editors (http://www.icmje.org/).
Enfin, on peut aussi prendre connaissance de l'avis des auteurs eux-mêmes sur les revues Open Access, en consultant le site QOAM. On y trouve l'évaluation des revues par les chercheurs selon 4 critères (Editorial information, Peer review, Governance et Workflow) ainsi que des informations sur le prix payé pour être publié en Open Access.
Et, pour la route, une petite vidéo ludique (en anglais) en 3 étapes : think, check, submit !

 

Par ailleurs, dès le 19 janvier 2017, les Editions universitaires européennes relançaient (de plus belle ?! Voir notre précédent billet qui vous mettait déjà en garde contre cet éditeur : Éditions Universitaires Européennes ou Presses Académiques Francophones, un bref rappel) leur campagne pour capter des travaux à publier au format papier pour « le faire vivre, lui donner du contenu, un sens, une âme ».
Bien que cet éditeur ne vous demande pas de payer pour publier, et qu'on ne le retrouve pas dans la liste de Beall, certaines pratiques ressemblent à celles d'un éditeur prédateur dénoncées sur le site Stop Predatory Journals, telle que « Targeting scholars through mass-email spamming in attempts to get them to publish or serve on editorial boards » [Cibler les scientifiques par le biais de courrier indésirable envoyé en masse pour tenter de les faire publier ou de faire partie de comités de rédaction].
Et pour ce qui est de la révision par les pairs, pour cet éditeur, c’est tout simple « NOUS SOMMES TOTALEMENT TRANSPARENTS. On nous reproche souvent de ne pas proposer d’évaluation par les pairs. En vérité une telle évaluation est souvent détournée comme un moyen de censure (…) Si votre travail a été validé par votre jury de mémoire ou de thèse, c’est qu’il possède les qualités requises pour être publié... » !


PS : pour les nostalgiques, il y a toujours moyen de consulter les listes de Bealls via Internet Archive :
-    les revues : https://web.archive.org/web/20170111172309/https://scholarlyoa.com/individual-journals/
-    les éditeurs : https://web.archive.org/web/20170112125427/https://scholarlyoa.com/publishers/.